Les postures sont classées selon certains critères :⠀⠀

  • par niveau : débutant, intermédiaire, avancé,⠀⠀
  • par orientation dans l’espace : debout, allongé, assis, etc.⠀⠀
  • par action : relaxation, méditation, inversée, torsion, etc.
  • par intention : enracinement, circulation sanguine, etc.

Ces classements diffèrent en fonction des écoles, des styles et des traditions. Chaque système permet d’appréhender les postures dans ses différents aspects. Cela veut dire qu’une posture peut apparaître dans plusieurs catégories mais aussi que certains classements peuvent paraître contradictoires. Le plus important est de se servir de ces différents systèmes afin d’avoir une bonne vue d’ensemble de ce que peut apporter une seule et même posture.
⠀⠀
Il est ainsi possible de classer les postures en fonction de leurs effets et leurs bénéfices.

Flexions arrières en YogaDans l’assemblage ci-contre, les postures illustrent la flexion arrière de la colonne vertébrale. Cette gamme est très étendue, et vous pourriez en ajouter toute une série. Si nous analysons cette catégorie, les actions sont les mêmes à des degrés différents, impliquant plus ou moins d’autres zones du corps.

Les effets communs à toutes ces postures sont :

  • extension de la colonne vertébrale (les épines postérieures de la colonne vertébrale se rapprochent),
  • la cage thoracique s’ouvre vers l’avant,
  • les muscles de l’avant du corps sont étirés et allongés,
  • contraction des muscles de l’arrière du corps ,
  • l’ouverture de la cage thoracique entraîne une expansion des poumons.

Connaître les différentes postures qui constituent une catégorie permet de personnaliser sa pratique. Si une posture est inconfortable dans une position ou en fonction du niveau, elle peut être remplacée par une posture de la même famille. Par exemple, si vous souffrez des cervicales, toutes les postures où la tête est inclinée fortement vers l’arrière seront délicates voire douloureuses pour vous. Vous avez alors deux façons d’agir :

  • garder cette même posture mais sans impliquer le cou,
  • choisir une autre posture de la même gamme qui n’impliquera pas du tout la zone des cervicales.

Ainsi, vous bénéficiez d’effets similaires sans solliciter la zone délicate. Cela veut dire aussi, que dans un cours collectif, vous continuez à pratiquer avec les autres, dans une énergie commune sans rompre le rythme de votre pratique (par exemple en attendant que les autres finissent la posture que vous ne pouvez pas exécuter). Nous ne devrions pas nous sentir exclu dans un cours parce qu’une posture ne nous est pas accessible. Il existe tellement de variations, d’options que l’on peut chercher à s’adapter à l’énergie du groupe tout en ayant une pratique respectueuse de son corps et de ses possibilités.

Donc la prochaine fois que vous être en défi, cherchez quelle posture faire à la place. C’est une belle façon d’augmenter ses connaissances yoguiques tout en s’offrant une liberté dans la pratique.⠀⠀

 

Quelle posture vous est difficile ? Comment la remplacez-vous ? Partagez votre expérience en laissant un commentaire ci-dessous. Merci.