AUM possède 4 syllabes et 4 sons distincts. Commençant à l’arrière de la gorge vient le « ahhhh », puis le son progresse devant, remplissant la cavité de la bouche avec « ooooo », alors la vibration du bourdonnement apparaît quand les lèvres sont fermées, « mmmmm » . Et pour finir le son du silence.
Quand la version moderne occidentale de ce mantra est chanté « OM », certains sons manquent, généralement nous en entendons seulement deux : le « ohhh » étendu aussi longtemps que les poumons le permettent, et un bref « mmmm ». Le silence qui suit est alors restreint par le temps qu’il faut pour remplir à nouveau les poumons pour expulser le prochain tour du son.

Nous pouvons aussi apprécier la symbolique des sons.
Nous pouvons les considérer comme faisant référence au passé (A), au présent (U), au futur (M) et au lieu où le temps ne peut pas s’écouler (le silence).
Dans les Mandukya Upanishad, les 4 syllabes sont des curseurs vers la compréhension de la vérité. « A » représente l’état d’éveil de la conscience, « U » l’état de la conscience rêvée, « M » l’état de la conscience d’un profond sommeil, et finalement le silence, lieu au-delà de toutes les définitions de la conscience. Un espace qui ne peut être correctement nommé mais qui un nom peut être donné afin de pouvoir dialoguer.

Le son AUM est résonne donc différemment en fonction de la symbolique.
Le plus important d’une pratique est l’effet qu’elle apporte . Alors essayez une dizaine de « OM » en 2 syllabes. Notez les effets. Puis recommencez cette fois-ci avec « AUM » en 4 syllabes.
Qu’est ce qui change ? Où est-ce que vous ressentez la différence dans votre corps ? Si ce n’est pas clair essayez sur plusieurs jours. Et partagez votre expérience avec nous, elle sera utile à ceux qui doutent ou qui ne savent pas quoi observer. Chaque personne étant différente, les réponses seront à la fois multiples et communes.

Merci à Bernie Clark pour ce chapitre