Ce poème de l’épopée indienne est l’un des textes sacrés de l’Inde ancienne. Il est aussi considéré comme le poème le plus long de tous les temps. Malgré sa grande renommée, il reste assez mal connu car il existe peu de traductions intégrales. Cela dit, la longueur du texte a dû effrayer ou épuiser plus d’un traducteur de sanskrit : il serait environ quinze fois plus long que la Bible.

Le Mahabharata signifie littéralement « la grande guerre des Bharata ». Cette épopée retrace les débuts du monde et l’histoire des descendants de Bharata. Elle raconte la rivalité des cinq fils de Pându et de leurs cousins, les cent fils de Dhritarâshtra. Leur guerre est relatée dans une portion de l’épopée appelée la Bhagavad Gîta.

Dans ce poème se mêlent des êtres surnaturels, des dieux et des hommes. Il est source de croyances, de rites et d’enseignement. Un tradition indienne dit ainsi : « Tout ce qui se trouve dans le Mahabharata est autre part. Ce qui n’y est pas n’est nulle part ».

J’ai eu la curiosité de m’attaquer à cette épopée en 2009 (merci les tickets de caisse faisant office de marque-page). J’avoue que je n’ai pas gardé beaucoup de souvenirs de cette première lecture. Trop de personnages, trop mystérieux, très long…

Je l’ai relu en 2014. Mon objectif était de me remettre en tête l’épopée avant de suivre une formation ayant pour thème la Bhagavad Gîta. J’ai été cette fois-ci bien plus passionnée par cette deuxième lecture! Elle était certes plus facile que la première mais surtout enrichie par ce que j’avais pu étudier du yoga ces dernières années : les Sutras, la symbolique de certains dieux et de certaines postures, la philosophie yoguique…

L’étude de Gîta, par la suite a rendu le texte encore plus vivant et vibrant. Je crois sincèrement que chaque lecture, ou que l’étude approfondie de ce texte sont sources d’enseignements philosophiques et yoguiques d’une grande richesse. J’apprécie de plus en plus de me perdre au travers des pages. Il m’est même arrivé de lire un passage de la Gîta pendant un cours. Mes pauvres élèves n’ont entendu que la moitié de la bataille !

Cette épopée est en quelque sorte devenue ma Bible. Son discours philosophique m’aide à me ressourcer et à réévaluer certaines situations.

Mais maintenant vous posez-vous peut-être la question : « mais quelle version ou quelle traduction choisir ? ». Voici donc mes deux favorites.

 

 

Le Mahabharata, conté selon la tradition orale.
De Serge Demetrian
Éditions Albin Michel
J’adorerai écouter un conteur lire cette version. J’imagine même les différentes voix qu’il pourrait adopter pour rendre le récit encore plus vivant.

Le Mahabharata
De Jean-Claude Carrière
Editions Pocket

Cette version est le résultat de 16 années de recherche et notamment avec Peter Brook. Elle a été présenté sous une pièce de théâtre de 9h au festival d’Avignon.
Étant plus courte que la version proposée plus haut, je la trouve bien plus accessible pour une première lecture. Elle permet de se familiariser avec les personnages et d’avoir une bonne vision des grandes lignes du poème.Je vous laisse donc entre les mains du conteur Vyâsa, du dieu Krishna et d’un des héros Yudhishthira.

Bonne lecture